Cameroun: Retraite annuelle pour 88 prêtres et 8 diacres dans le diocèse de Maroua-Mokolo

22/03/2021 Leuven – Le diocèse de Maroua-Mokolo est situé à l’extrême nord du Cameroun. Il couvre une superficie de 14,332 km2 et sa population est estimée à environ 2,1 millions d’habitants. Le diocèse a été créé en 1973. Il a une grande frontière avec le Nigeria et le Tchad, également avec les diocèses de Yagoua et de Garoua au Cameroun. Le diocèse compte 39 paroisses et 6 districts paroissiaux.

La principale source de revenus de la population est l’agriculture (avec des précipitations très irrégulières ces dernières années), l’élevage de petits animaux et le petit commerce. Les revenus des paroisses sont faibles au même titre que la pauvreté de la population, une situation qui a été renforcée ces dernières années par l’insécurité provoquée par les insurgés de Boko Haram. En effet, depuis plusieurs années, les paroisses à la frontière avec le Nigeria sont attaquées par les terroristes.

Mgr Bruno Ateba dans l’église brûlée de la paroisse Saint-Pierre du diocèse de Maroua-Mokolo le 6 janvier 2020.

« Boko Haram est comme la bête de l’Apocalypse, ou une hydre à plusieurs têtes ; chaque fois que vous coupez l’une de ses têtes, elle semble simplement en faire croître une autre », déclare Mgr Bruno Ateba, évêque du diocèse de Maroua-Mokolo au nord du Cameroun. « Dans les villages de l’état de Borno et dans les régions frontalières du Cameroun, pas un jour ne passe sans nouvelles des attaques et des incursions des terroristes. « Les enlèvements et les exécutions des gens du pays sont devenus un véritable règne de terreur et une source de psychose profonde au sein de la population » insiste Mgr Bruno.

Il y a actuellement de nombreuses familles déplacées et réfugiées. Leur présence accentue la pauvreté de la population locale. Le diocèse, avec la Caritas diocésaine, met tout en œuvre pour assurer à ces personnes de l’éducation, de la santé et de l’alimentation. En 2020, à cette crise sécuritaire s’est ajoutée la crise sanitaire de Covid-19 avec ses effets désastreux.

Aide à l’Église en Détresse soutient le diocèse depuis plusieurs années à travers différents programmes de formation: formation permanente des prêtres, formation des séminaristes et retraites spirituelles. Dans un tel contexte d’insécurité, de violence et de précarité, ces moments de formation, de méditation et de prière sont essentiels pour permettre à ces agents pastoraux de reprendre des forces, de recharger leurs « batteries spirituelles » et de les aider à accomplir leur mission au service des personnes.

Ce projet concerne la retraite annuelle des 88 prêtres et des 8 diacres du diocèse. Elle aura lieu au Grand Séminaire Saint-Augustin de Maroua du 28 juin au 3 juillet 2021. Le thème choisi se réfère à la situation actuelle: « La mission du prêtre face à la pandémie de Covid-19 ». Le budget total pour organiser cette formation pour 99 participants sur 5 jours (transport, nourriture, hébergement, secrétariat) s’élève à 13 200 euros. Le diocèse couvrira une partie de ce coût. L’AED s’est engagé à financer les 10 500 euros restants.

Votre don bénéficiera à ce projet ou à un projet similaire, et permettra le travail pastoral de l’Aide à l’Église en Détresse.
Communication sur votre virement: 113-08-79 Cameroun

 

La campagne internationale de carême 2021 de l’AED vise à aider les victimes du terrorisme religieux en Afrique en soutenant des projets dans différents domaines comme le dialogue interreligieux, la construction et reconstruction, l’aide à l’existence (y compris le soutien aux réfugiés), la guérison des traumatismes, l’éducation et la formation.

Dans la suivante vidéo, le prêtre camerounais Jacques Assa Ngalandja de Kousseri raconte comment l’Eglise prend soin des familles fuyant les dommages et la peur causés par la terreur insensée que Boko Haram continue dans les régions frontalières du Nord du Cameroun.

Cette vidéo s’inscrit dans le cadre de la campagne internationale de carême 2021 de l’AED sur l’extrémisme religieux en Afrique, dont l’Église est victime, mais avant tout une force importante de soutien, de réconciliation et de guérison pour tous ceux qui souffrent de la violence. Cette action porte le titre « Aidez-nous à guérir les blessures de l’extrémisme religieux en Afrique ».

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