L’archevêque Raúl Biord de Caracas explique comment l’Église accompagne les victimes du séisme tandis que les opérations de secours se poursuivent.
Alors que les opérations de recherche et de sauvetage se poursuivent après le tremblement de terre dévastateur qui a frappé le Venezuela, l’Église commence à faire face à un nouveau défi de taille : accompagner une population profondément traumatisée. « Pour ceux qui ont survécu, c’est un miracle, mais nous avons perdu tant de personnes », confie l’archevêque de Caracas, Mgr Raúl Biord, à la fondation pontificale Aide à l’Église en Détresse (ACN/Aid to the Church in Need).
L’ampleur de la tragédie continue de s’aggraver. D’après les derniers chiffres officiels du lundi 29 juin, 1 450 décès ont été confirmés, 3 150 blessés ont été recensés et 12 700 familles officiellement enregistrées sont toujours bloquées et ne peuvent regagner leur domicile. Par ailleurs, 46 568 personnes sont toujours portées disparues. À La Guaira, 250 000 personnes sont donc toujours dans l’impossibilité de rentrer chez elles.
De nombreuses régions restent privées d’électricité, des bâtiments se sont effondrés et beaucoup d’autres présentent des dommages structurels qui rendent tout retour impossible. Par ailleurs, la fermeture de nombreuses banques complique l’accès à l’argent liquide nécessaire pour couvrir les besoins les plus urgents.
« Nous devons prendre le temps d’organiser stratégiquement l’aide. Les besoins sont immenses. La priorité, aujourd’hui, est sans aucun doute de sauver et de reconstruire des vies », affirme l’archevêque.