Les méditations du Chemin de croix de cette année ont été rédigées par des membres de l’équipe de ACN International et des partenaires de projet, issus de pays où les chrétiens sont confrontés à de graves épreuves et souffrances. Parmi eux se trouvent des missionnaires qui, souvent loin de leur pays d’origine, apportent la Bonne Nouvelle du Christ à ceux qui souffrent. La mission n’est pas facultative. Elle est la force vitale de l’Église et dépend de la générosité de ceux qui la rendent possible. C’est quelque chose que le pape Léon XIV connaît très bien, ayant été évêque missionnaire au Pérou pendant de nombreuses années.
Introduction
Seigneur Jésus, nous regardons Ta croix et nous comprenons le sacrifice que Tu as fait pour nous. Nous Te consacrons ce temps. Nous voulons le passer près de Toi, en priant comme Tu l’as fait, de Gethsémani jusqu’au Calvaire.
Seigneur, Tu préparais chacune de Tes journées par la prière et maintenant, à Gethsémani, Tu prépares la Pâque. Abba, Père, pour Toi, tout est possible – dis-Tu – parce que la prière est avant tout dialogue et intimité ; mais elle est aussi lutte et supplication : Éloigne de moi cette coupe ! La prière est aussi abandon confiant et don : Cependant, non pas ce que Moi, Je veux, mais ce que Toi, Tu veux. Ainsi, Tu es entré en prière par la porte étroite de notre souffrance et Tu l’as franchie jusqu’au bout. Tu as ressenti « peur et angoisse » (Mc 14,33) : peur face à la mort, angoisse sous le poids de notre péché que Tu as pris sur Toi, alors qu’une douleur indicible T’envahissait. Mais, en plein combat, Tu as prié « plus intensément » (Lc 22,44), transformant ainsi la véhémence de la douleur en offrande d’amour.
Tu nous as demandé une seule chose : rester avec Toi, veiller. Tu ne nous demandes pas l’impossible, mais de rester près de Toi. Et pourtant, combien de fois je me suis éloigné de Toi ! Combien de fois, comme les disciples, au lieu de veiller j’ai dormi, combien de fois n’ai-je pas eu le temps ou l’envie de prier, parce que j’étais fatigué, anesthésié par le confort, l’âme endormie. Jésus, répète-moi et dis-nous encore, à nous qui sommes Ton Église : « Levez-vous et priez » (Lc 22,46). Réveille-nous, Seigneur, réveille nos cœurs de leur léthargie, car aujourd’hui encore, aujourd’hui surtout, Tu as besoin de notre prière.
(Pape François, Chemin de croix au Colisée, 2024)