Notre-Dame d’Arabie : les dignitaires se rassemblent pour marquer une étape dans l’avancée des travaux.

Mgr. Camillo Ballin

21/06/2018 Louvain – Le site de la nouvelle cathédrale de Bahreïn est l’endroit qui deviendra le siège de l’Église dans le nord de la péninsule arabique.

La cathédrale Notre-Dame d’Arabie, à Awali (Bahreïn), a fait un pas vers sa réalisation le 10 juin dernier, lors d’une cérémonie pour en poser la première pierre et commencer les travaux de construction. L’Aide à l’Église en Détresse était présente.

De nombreux dignitaires de l’Église et membres du clergé se sont rendus à la cérémonie, qui comprenait une liturgie de la parole. Parmi eux figuraient les ambassadeurs d’Italie et de France, des représentants des pays qui dépendent du vicariat apostolique d’Arabie du Nord (Bahreïn, Koweït, Qatar et Arabie saoudite), un représentant du roi de Bahreïn, le nonce apostolique archevêque, Francisco Montecillo Padilla, et l’évêque du vicariat apostolique, Mgr. Camillo Ballin.

Une « capsule temporelle » contenant l’histoire de l’Église catholique, l’histoire de l’Église du Vicariat et des informations complémentaires sur la cathédrale, a également été enterrée dans les fondations.

Ce projet est en cours depuis plusieurs années. Tout a commencé par un événement inattendu, le 11 février 2013, fête de Notre-Dame de Lourdes, lorsque le roi de Bahreïn, Hamad Bin Isa Al Khalifa, a offert à la communauté catholique un terrain de 9.000 mètres carrés pour y construire une nouvelle église.

La construction de la cathédrale dépend de nombreux facteurs. Seule la persévérance face aux difficultés et la bonne volonté des fidèles et des autorités locales a permis au projet de progresser. En outre, la question de la collecte des fonds est toujours présente, car l’acquisition des matériaux de construction est l’une des nombreuses choses qui doivent être gérées avec régularité.

L’Aide à l’Église en Détresse , la Fondation pontificale qui vient en aide aux communautés catholiques les plus nécessiteuses et persécutées dans le monde, contribue de façon importante au projet. Le Père Andrzej Halemba, le responsable du projet pour ce qui est de l’Aide à l’Église en Détresse, était présent à la cérémonie de commencement des travaux, et a déclaré qu’il était mémorable de voir la cathédrale faire un pas vers sa réalisation.

« Ce fut un moment de grande joie », a déclaré le Père Halemba. « Ce fut un moment de prière, une rencontre profondément spirituelle et un temps pour mettre notre confiance dans le Seigneur. Lors de la liturgie de la Parole, nous avons prié pour le pays et pour les gens qui y vivent ».

La cathédrale Notre-Dame d’Arabie sera un édifice qui ne répondra pas seulement aux besoins spirituels des fidèles, au total une population de près de 2 millions de personnes dans les quatre pays du vicariat apostolique. Il disposera également d’un bâtiment adjacent pour les activités sociales et éducatives. Il s’agit d’un besoin particulièrement important pour les catholiques « locaux », car ce groupe se compose principalement d’immigrés en provenance de l’Inde, des Philippines et du Bangladesh, qui travaillent comme journaliers et domestiques afin de soutenir leurs familles qu’ils ont laissées dans leurs pays. S’agissant d’une minorité à la fois religieuse et ethnique, il n’est pas rare que ces personnes soient discriminées et désavantagées dans leurs conditions de travail.

«Au Bahreïn, la situation n’est pas trop mauvaise, la pire chose qui puisse arriver est que les travailleurs qui viennent ici soient exploités. Les immigrés sont parfois obligés de travailler dans des conditions extrêmes comme au mois de mai, où il a fait plus de 47 degrés Celsius ».

« Nous serons en mesure d’offrir des cours d’anglais et des cours pour sensibiliser les immigrés à la culture locale. C’est très important pour les gens qui viennent travailler, parce que cela facilitera leur séjour ici, loin de chez eux », explique le Père Halemba. « En outre, leur sécurité peut être en danger s’ils ne connaissent pas la culture et si par inadvertance ils se comportent d’une manière qui offense la population locale ».

Quand la cathédrale sera prête, les immigrés catholiques auront un lieu pour se rassembler pour prier. La cathédrale sera « un signe visible de la bonne volonté du peuple et du Royaume de Bahreïn à l’égard de la communauté chrétienne de la péninsule arabique, un symbole significatif dans une région où beaucoup risquent leur vie et certains la perdent en pratiquant leur foi ».

Le projet a encore besoin de fonds supplémentaires pour être réalisé. « Les fidèles de Bahreïn y ont eux-mêmes contribué en grande partie, nous rappelant l’obole de la veuve, car ils ont partagé ce qu’ils avaient, même si leurs ressources étaient maigres, afin de voir ce lieu de culte devenir réalité ».

L’évêque a également essayé de collecter des fonds aux États-Unis d’Amérique. Aujourd’hui, l’Aide à l’Église en Détresse est l’un des principaux bailleurs de fonds.

« Nous avons encore du chemin à parcourir », a déclaré le Père Halemba, « nous avons encore besoin de réunir davantage de fonds. Nous verrons à l’avenir comment le projet avance ».

Par Joanna Smith

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