Apporter la paix pour que les réfugiés puissent rentrer chez eux

Mgr. Daniel Adwok Kur

27/06/2018 Louvain – Le «plus grand cadeau » qui pourrait résulter des rencontres  tant attendues entre le Président du Soudan du Sud et le chef des rebelles du pays serait une paix durable, de telle sorte qu’un grand nombre de réfugiés puissent enfin rentrer chez eux – déclare un évêque qui s’occupe des migrants.

Alors que des rapports révèlent que 4 millions de personnes ont été déplacées par le conflit au Soudan du Sud, Mgr. Daniel Adwok Kur, évêque auxiliaire de Khartoum, a décrit les privations des réfugiés qui ont désespérément besoin de nourriture, de logements et de soins médicaux.

Dans un entretien accordé à l’Œuvre catholique de bienfaisance Aide à l’Église en Détresse, Mgr. Adwok a expliqué le travail pastoral qu’il fournissait dans la région de Kosti, au Soudan voisin, où près de 200.000 personnes vivent réparties dans neuf camps de réfugiés.

Il a déclaré que les réfugiés au Soudan et dans d’autres pays voisins suivaient de près les événements de cette semaine à Khartoum, au Soudan, où le Président du Soudan du Sud, Salva Kiir, rencontre le chef des rebelles Riek Machar, dans le but d’apporter une paix durable à la jeune nation africaine. Cette réunion fait suite à l’échec d’une première rencontre qui a eu lieu à Addis-Abeba la semaine dernière.

Lorsque les relations entre Salva Kiir et Riek Machar se sont rompues à la fin de l’année 2013, la violence a éclaté au Soudan du Sud, faisant au moins 50.000 victimes, 4 millions de personnes déplacées et causant une famine dans plusieurs régions.

Les pourparlers de la semaine dernière à Addis-Abeba constituaient la première rencontre entre les deux hommes depuis deux ans.

S’exprimant au moment où les pourparlers de paix commençaient, Mgr. Adwok a déclaré : « Les gens, dans les camps de réfugiés, ont besoin de rentrer chez eux et de reconstruire leurs maisons détruites ».

Ils regardent la rencontre qui se déroule à Karthoum, et disent que le plus grand cadeau qui pourrait en résulter serait le don de la paix .

Cette paix leur permettrait de rentrer chez eux et de vivre dignement, et non dans ces camps où il y a tant de difficultés .

L’évêque a déclaré que les réfugiés qu’il aidait dans la région de Kosti, sur les rives du Nil Blanc, au sud de la capitale soudanaise, Khartoum, manquaient de bâches en plastique pour s’abriter, et qu’ils étaient rationnés en nourriture, ce qui entraînait de la malnutrition chez beaucoup de gens.

Il a ajouté : « Dans ces camps, ils n’ont pas assez de nourriture. Certains d’entre eux ne reçoivent qu’un seul repas par jour ».

L’évêque a ajouté que certains réfugiés étaient en mesure de subvenir eux-mêmes à leurs besoins, après avoir reçu du gouvernement soudanais l’autorisation de travailler dans les champs.

L’évêque a précisé que le soutien humanitaire accordé aux camps de sa région venait du gouvernement soudanais, qui continuait à empêcher les organismes d’aide internationale d’accéder aux réfugiés dans le pays.

L’évêque a souligné la situation critique de près de 16.000 personnes qui étaient venues dans les camps ces dernières années et qui, selon lui, « ne sont pas correctement installées et ont besoin d’aide ».

Mgr. Adwok a remercié l’Aide à l’Église en Détresse d’avoir aidé les trois sœurs et les deux prêtres qui effectuent régulièrement la pastorale des camps où il y a de nombreux chrétiens de différentes confessions.

L’Œuvre de bienfaisance fournit également des programmes d’éducation chrétienne, une formation en éthique et une aide d’urgence pour les personnes les plus nécessiteuses, ce qui inclut également de la nourriture.

En 2017, l’Aide à l’Église en Détresse a soutenu des projets au Soudan et au Soudan du Sud pour plus de 1,4 Million d’Euros.

Par John Pontifex

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