Formation pastorale
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Rwanda
Imaginez que vous travailliez jour après jour dans des conditions extrêmement difficiles, exploité par des employeurs sans scrupules, pour pouvoir nourrir votre famille, payer le loyer et permettre à vos enfants d’aller à l’école. Et que malgré cela, en raison de la faiblesse des salaires et de l’augmentation constante des prix du fait de l’inflation, vous n’ayez même pas les moyens d’acheter à vos enfants un uniforme scolaire, des cahiers, des livres ou même des stylos, des ciseaux et une règle.
C’est ce qui arrivait jusqu’à présent à de nombreux parents dont les enfants fréquentent l’école « Canon Triest Middle School » à Eisa Nagar, un quartier de la ville de Lahore au Pakistan, dirigée par les Frères de la Charité. La plupart des habitants de ce quartier appartiennent aux classes défavorisées et tirent leur subsistance de la fabrication de briques — un travail pénible, précaire et mal rémunéré. Pendant la saison des pluies, les briqueteries restent souvent fermées et les travailleurs se retrouvent soudainement sans emploi ni salaire.
Pour assurer à leurs enfants un avenir meilleur, il est extrêmement important pour ces parents que leurs enfants reçoivent une bonne éducation. Ils font tout leur possible pour réunir le montant nécessaire des frais de scolarité et reçoivent en cas de besoin le soutien de l’ordre des « Frères de la Charité », qui dirige l’école. Et pourtant, jusqu’à présent, certains parents n’ont pas eu suffisamment d’argent pour pouvoir acheter le matériel nécessaire, qu’il s’agisse de livres et de cahiers, de stylos ou de l’uniforme scolaire. La conséquence en a été que de nombreux élèves ont soudainement cessé de fréquenter l’école ou ont complètement abandonné leur scolarité. Cela leur faisait courir le risque de devoir eux-mêmes travailler dans les fours brûlants pour soutenir leur famille. Le cercle vicieux de la pauvreté continuait…
Grâce à vous, ce cycle vicieux a pu être brisé : au cours de l’année scolaire écoulée, 200 élèves particulièrement démunis — notamment ceux ayant perdu l’un de leurs parents ou les deux — ont reçu des manuels scolaires, des cahiers, de quoi écrire, un cartable et un uniforme, grâce à votre généreux soutien. Disposer du matériel nécessaire a non seulement permis aux enfants de mieux suivre les cours et de mener à bien leur année scolaire, mais leur a aussi conféré — ce qui est peut-être encore plus important — une nouvelle confiance en eux, un sentiment de dignité et une nouvelle vision de la vie. Les parents qui hésitaient à envoyer leurs enfants à l’école ont été encouragés à le faire, ce qui a entraîné une augmentation de 20 à 30 % du nombre d’élèves inscrits à l’école « Canon Triest Middle School ».
Je m’appelle Aster Waseem, et depuis huit ans, j’enseigne à l’école « Canon Triest School » d’Eisa Nagar. Notre école se trouve dans une région où de nombreuses familles travaillent dans des briqueteries et sont confrontées à beaucoup de difficultés. Lorsque les briqueteries sont fermées à certaines périodes de l’année en raison des fortes pluies au Pakistan, les familles ont souvent du mal à se payer ne serait-ce qu’un repas par jour. Ces conditions difficiles font que les parents ont beaucoup de mal à envoyer leurs enfants à l’école.
À l’école « Canon Triest School », nous sommes déterminés à aider ces familles, par l’éducation, à se libérer du cercle vicieux de l’asservissement par la dette. Cette année, grâce aux dons généreux que nous avons reçus, l’école a pu distribuer gratuitement des livres, des fournitures scolaires et des uniformes à nos élèves. Cette initiative a eu un impact significatif. Par le passé, nous étions confrontés à un faible taux de présence à l’école, car si certains parents parvenaient à payer des frais de scolarité minimes, ils n’avaient souvent pas les moyens d’acheter les fournitures scolaires.
Grâce au soutien de nos bienfaiteurs, ces familles sont désormais soulagées, car leurs enfants reçoivent le matériel nécessaire à leur éducation. Nous avons constaté une augmentation remarquable du taux de présence à l’école, et je suis sincèrement reconnaissante pour ce changement. Je tiens à exprimer ma gratitude la plus profonde à tous ceux qui ont contribué avec autant de générosité à rendre cela possible.
Je m’appelle Anaya Shakeel et je suis une élève de 10 ans qui habite dans le quartier d’Eisa Nagar, à Lahore. La vie de ma famille tourne autour du travail éreintant et souvent pénible effectué au sein d’une briqueterie, où mes parents s’épuisent pendant de longues heures pour joindre les deux bouts. Nous habitons dans une modeste maison en location, ce qui accentue encore plus la pression financière à laquelle nous sommes confrontés quotidiennement.
L’école est ma grande passion, et j’ai le profond désir de pouvoir aider ma famille à échapper au cycle vicieux de l’esclavage par la dette dans lequel beaucoup de membres de notre communauté sont piégés. Cependant, en raison de ressources financières limitées, il est extrêmement difficile pour mes parents de couvrir ne serait-ce que les frais de scolarité minimaux nécessaires pour que je puisse aller à l’école. Heureusement, la direction de l’école « Canon Triest School » a fait preuve d’une incroyable empathie envers les familles comme la nôtre. De nombreux parents peinent à payer les frais de scolarité. Pourtant, l’école nous encourage à poursuivre nos études, quelle que soit notre situation financière.
Cette année a été particulièrement marquante pour nous. L’école a franchi une étape importante en fournissant gratuitement à ses élèves des manuels, des cahiers, des fournitures scolaires et des uniformes. Les mots me manquent pour exprimer à quel point cette initiative a été encourageante ! La joie et le soulagement tant chez les élèves que chez les parents sont palpables, car ces fournitures sont indispensables à notre éducation, et de nombreuses familles ne peuvent tout simplement pas se les procurer.
Je suis tellement reconnaissante pour cette nouveauté ! Grâce à la mise à disposition de matériel d’enseignement gratuit, je peux désormais me concentrer pleinement sur mes études, sans craindre de prendre du retard en raison du manque de matériel pédagogique. Au lieu de devoir rester bloquée à la maison à cause de l’absence de livres et de matériel scolaire, je suis désormais impatiente d’aller apprendre à l’école et de m’y épanouir. Je tiens à remercier du fond du cœur les généreux bienfaiteurs ainsi que la direction de l’école, très dévouée, pour leur soutien indéfectible qui a rendu cela possible !
Votre don bénéficiera à ce projet ou à un projet similaire et permettra le travail pastoral de l’Aide à l’Église en Détresse.