Une intervention étrangère n’aidera pas : l’Archevêque de bagdad

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Les dirigeants irakiens doivent s’unir pour affronter la menace de l’État islamique en Irak et au Levant

La communauté internationale ne doit pas intervenir en Irak dans la lutte contre les extrémistes de l’État islamique en Irak et au Levant, estime l’archevêque de Bagdad, qui affirme que pour les dirigeants irakiens, la priorité est de « travailler ensemble » pour surmonter la crise.
Dans un entretien accordé aujourd’hui (lundi 16 juin 2014) à l’Œuvre catholique de bienfaisance Aide à l’Eglise en Détresse, Mgr. Jean Sleiman a souligné que le « consensus » politique en Irak était essentiel pour vaincre l’État islamique en Irak et au Levant (ISIS), qui la semaine dernière a réussi une série de prises de contrôle militaires des principales villes du Nord, dont Mossoul, deuxième ville du pays.
S’exprimant de Bagdad, l’archevêque a décrit combien de personnes tentaient de quitter la ville, par crainte d’une attaque de l’ISIS, tandis que l’on faisait part de sa pression vers le sud en direction de la capitale.
Il a indiqué qu’alors que de nombreuses routes pour sortir de la capitale étaient bloquées, les vols de départ de l’aéroport de Bagdad étaient entièrement réservés jusqu’à la fin du mois.
Mgr. Sleiman, qui est devenu archevêque catholique de rite latin de Bagdad en 2001, a déclaré : « En réponse à cette crise, la communauté internationale doit penser au bien commun, et non simplement à ses propres intérêts. Elle devrait penser à la paix. »
S’élevant contre une intervention de la communauté internationale, Mgr Sleiman a déclaré : « Il faut que l’ISIS soit arrêté… et il faut que les dirigeants irakiens travaillent ensemble pour l’arrêter. C’est plus important que l’implication de la communauté internationale. »
Il a ajouté : « J’espère que les dirigeants irakiens trouveront un consensus sur la façon de remédier à cette situation, ou alors elle aura une issue tragique ».
L’archevêque a en déclaré : « Je ne sais pas ce qui va se passer ensuite. Bien sûr, l’armée résistera à l’ISIS, mais qui sait si elle sera assez forte ?
Il est possible que les terroristes réussissent, mais nous ne le savons pas. »
Affirmant qu’il y avait « beaucoup de confusion » dans la capitale, il a constaté une diminution de la présence hier (15 juin) à la messe dominicale qu’il célébrait à la cathédrale de Bagdad Saint-Joseph, près de là où il vit.
L’archevêque de rite latin, dont la communauté catholique est beaucoup plus réduite que celle des Chaldéens – plus grande communauté catholique d’Iraq – a ajouté : « Les gens que j’ai rencontrés après la messe étaient stressés par la situation. »
Il a précisé que, avec la fermeture de toutes les routes au nord de Bagdad, et la présence de postes de contrôle et d’autres obstacles sur les routes du sud, la seule option pour la population était de s’en aller par l’un des sept vols qui partent de la capitale tous les jours.
« Tout cela signifie que vous ne pouvez quitter Bagdad que si vous avez de l’argent pour payer un vol. De toute façon, tous les vols sont réservés jusqu’à la fin du mois. »
Questionné sur le point de savoir s’il envisageait de quitter la ville, l’archevêque a répondu : « Je ne sais pas si je dois rester ou partir. Je laisse ce problème à mes anges. »
Il a dit que les gens à Bagdad avaient été « surpris » par la reprise de Mossoul par l’ISIS il y a une semaine.
Il a ajouté que le scepticisme régnait dans la capitale quant à la fiabilité des rapports relatant l’avancée des djihadistes
Mgr Sleiman, un Carme originaire du Liban, a appelé à prier pour l’Irak, en disant : « Nous devrions tous prier pour la paix et la solidarité, et pour une solution à la crise ».

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