Sœur Sanaa à Erbil (nord de l’Irak), «L’espoir meurt.»

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Par Oliver Maksa

Sans y pensez pas. Juste pour aider.

150805 irak_lost in the streetsDès les tous débuts, Sana avait apporté son aide aux chrétiens réfugiés tels que Rami. La jeune femme travaille pour le diocèse chaldéen d’Arbil. « J’avais entendu parler de l’avancée de Daesh en direction des localités chrétiennes. Et c’est aussi à ce moment que les premiers réfugiés sont déjà arrivés chez nous. Au cours de la nuit et le lendemain matin, ils sont devenus de plus en plus nombreux. » Comme d’autres jeunes gens d’Erbil, Sana a immédiatement commencé à aider pour approvisionner les nouveaux venus. « C’était terrible de voir ces gens. Certains d’entre eux arrivaient littéralement les mains vides. Ils s’étaient enfuis dans la panique. Ils croyaient que l’État islamique les rattraperait. Certains ont fait douze heures de route et plus entre Qarakosh et Arbil parce que les voies étaient tellement encombrées. Normalement, le trajet ne dure pas aussi longtemps. » Elle n’a même pas eu le temps de réfléchir. « Nous avons simplement aidé. Nous avons travaillé douze heures par jour et parfois plus, souvent jusque tard dans la nuit. Je n’oublierai jamais ces jours-là. » En y repensant aujourd’hui, elle s’étonne où sont passés les milliers et milliers de personnes qui s’étaient réfugiées à Erbil en août 2014. « Lorsque les gens sont arrivés ici, ils ont dormi à même le sol. Et maintenant, chacun a un logement, ou du moins une caravane pour y vivre. Beaucoup de choses se sont produites. » Mais évidemment, la vie n’est pas facile pour les gens. « En fait, ils pensaient au début qu’ils ne devraient rester ici que quelques jours ou semaines. Mais au fur et à mesure que passaient un mois, deux mois puis trois mois, ils ont compris que tout cela allait certainement durer plus longtemps. Beaucoup n’ont plus aucun espoir de pouvoir retourner chez eux. » Selon Sana, les paroles de l’évêque d’Erbil lui apportent toujours une consolation, même un an plus tard. « Dans un sermon, à la question des gens où Jésus était en ces jours du mois d’août 2014, il a répondu : Jésus s’est enfui avec vous. Il a couru à vos côtés. Ce n’est que pour cela que vous êtes encore en vie. »

Certes, nous avons l’assurance que Dieu nous aidera 150803 irak_tent

Le mois d’août de l’an dernier reste aussi inoubliable pour Sœur Sanaa. La mère supérieure de la congrégation des Sœurs du Sacré-Cœur de Jésus se souvient : « Nous autres sœurs étions à Arbil. Nous nous préparions à faire nos retraites spirituelles annuelles. C’est alors que nous avons entendu parler de ce qui se passait à Qaraqosh et dans les environs. Nous avons demandé à notre évêque ce que nous devions faire. Il était d’avis que nous devions faire nos retraites spirituelles. Mais c’étaient des journées très tristes pour nous. Nous avons tant prié pour les gens qui ont afflué à Arbil. » Lorsque les religieuses ont quitté leur retraite, elles ont vu les gens couchés dans les rues. Les églises, les établissements scolaires et autres bâtiments publics étaient déjà bondés. Les sœurs ont rapidement commencé à aider les gens. Un an plus tard, Sœur Sanaa jette un regard triste sur le passé. « Plus la situation dure, plus la souffrance des gens empire. Pour moi, la situation est encore pire qu’il y a quelques mois. L’espoir meurt. » Voilà pourquoi la religieuse met toute son espérance sur la prière. « En tant qu’Irakiens et chrétiens, nous dépendons de la prière. La prière seule peut nous aider dans cette terrible situation. Nous croyons fermement que le Seigneur est avec nous. Je vous en prie, pensez à nous le 6 août. » L’œuvre internationale de bienfaisance catholique « l’Aide à l’Église en Détresse » soutient de multiple manière les réfugiés chrétiens en Irak. Directement après le 6 août 2014, une délégation s’est rendue en Irak pour se faire sur place une idée de la situation. Depuis, environ 7 millions d’euros ont été alloués pour loger et approvisionner les gens ainsi que pour mettre en place plusieurs établissements scolaires fréquentés par des milliers d’enfants réfugiés. Pour le 6 août 2015, l’œuvre lance un appel à la prière pour les chrétiens en détresse d’Irak. #PrayForIraq #WeAreChristians #6thAugust.

 

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