Quatre Sœurs de la Charité assassinées au Yémen

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Nous apprenons à l’instant le meurtre de quatre Sœurs Missionnaires de la Charité, (Sœurs de Mère Teresa) à Aden, au Yémen. Elles ont été attaquées ce matin vendredi 4 mars par un groupe d’hommes armés qui s’est infiltré dans la maison où les religieuses s’occupaient de personnes âgées et handicapées.

12814014_10153884461291291_6075091357326410255_nEn plus des quatre religieuses, les terroristes ont tué au moins douze autres personnes, dont deux femmes yéménites travaillant dans l’établissement, et huit personnes âgées. On reste sans nouvelle du père Tom Uzhunnalil, salésien, qui résidait au couvent des sœurs. « Ces religieuses étaient au service des plus pauvres et avaient accepté de rester pour eux dans l’enfer qu’est devenu le Yémen aujourd’hui explique Marc Fromager, directeur de l’AED. Elles ont été victimes d’un absurde assassinat de sang-froid, qui semble encore plus violent que les bombardements quotidiens qui auraient pu les tuer à n’importe quel instant. Clairement, on cherche à faire disparaître toute présence chrétienne dans ce pays ».

Les sœurs assassinées venaient du Rwanda (pour deux d’entre elles), d’Inde et du Kenya.

En septembre dernier, Mgr Hinder, vicaire apostolique d’Arabie du Sud, rendait hommage à ces religieuses qui « malgré les menaces de guerre, confiait-il à l’AED, restent dans le pays et continuent de s’occuper des personnes handicapées».

Les chrétiens du Yémen aujourd’hui

Il y a quelques mois, avant la prise de la capitale par les Houthis (mouvement chiite en guerre contre le gouvernement sunnite), on évaluait le nombre de chrétiens vivant au Yémen à environ 9 000. Que des expatriés, indiens pour la plupart.
On estime aussi qu’il pourrait y avoir entre 500 et 1 000 chrétiens d’origine musulmane au Yémen. Mais comme l’apostasie est passible de la peine de mort, il est impossible d’en parler officiellement. Ces chrétiens sont obligés de vivre leur foi en secret et ne peuvent se réunir que clandestinement. « Être prudent et discret fait partie de notre comportement général dans les pays de la péninsule, surtout dans un pays en conflit comme le Yémen », explique Mgr Hinder.
Aujourd’hui, victimes collatérales de la guerre entre sunnites et chiites, les rares chrétiens expatriés sont partis, à cause de la violence et du risque d’enlèvement. Restent donc les plus pauvres. Ou ceux qui ont une mission particulière, comme les religieuses des Missionnaires de la Charité de Mère Teresa. Demeurent aussi deux prêtres salésiens dont le Père Tom dont on n’est sans nouvelle à ce jour.

Les sœurs ont donné leur vie

Mgr Paul Hinder, vicaire apostolique d’Arabie du Sud

Mgr Paul Hinder, vicaire apostolique
d’Arabie du Sud

Quelques heures après l’attaque terroriste qui a coûté la vie d’au moins seize personnes dont quatre religieuses Missionnaires de la Charité, Mgr Paul Hinder, vicaire apostolique d’Arabie du Sud, se confie à l’AED.
« Je suis à présent hors du pays. Ce matin j’ai reçu la nouvelle qui m’a profondément choqué. Je savais que nos sœurs et nos prêtres étaient en danger. Elles aussi en étaient conscientes. J’ai toujours entendu de nos sœurs: “Nous restons avec les handicapés! Pas question de quitter le pays! C’est notre vocation!” Les sœurs ont donné leur vie.
La première réaction peut être une sorte d’amertume: Quel type de gens qui tuent celles qui s’occupent des plus pauvres qui sont abandonnés. Ma seconde réaction est celle de Jésus à la croix: “Père, pardonne leurs, ils ne savent pas ce qu’ils font!” Seigneur, tu sais que ta mort sur la croix est notre rédemption. Ajoute le sacrifice de ces Missionnaires de la Charité à ta souffrance. Tu peux en faire la semence pour la paix et la justice. Protèges ceux qui sont laissés sans les soins et la charité des sœurs. Protège le Père Tom Uzhunnalil dont nous n’avons pas encore des nouvelles.
Ce soir je suis triste de voir que des êtres humains sont capables de tuer celles qui vivaient l’amour parmi les plus pauvres. En même temps je suis fier de ces témoins de l’amour du Christ au milieu de la violence et de la haine.
Union de prière,» + Paul Hinder, le 04 mars 2016

(Avec AED France & Photo: Radio Vatican)

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