Le chef syrien d’une Église de rite oriental appelle à agir pour contrer la menace islamiste en Europe

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ACN-20160219-36888Königstein/Surrey, 30 août 2016. L’Europe doit prendre des mesures plus strictes pour faire cesser l’entrée des intégristes, selon le chef d’une Église de rite oriental basée en Syrie, qui met en garde contre la menace que représente la nouvelle génération de musulmans radicalisés.

Sa sainteté Ignace Ephrem II, Patriarche de l’Église syriaque orthodoxe basée à Damas, a déclaré que, tandis que bon nombre des musulmans qui entraient en Europe étaient des modérés pacifiques, les gouvernements « devaient être préparés » à l’augmentation du nombre d’extrémistes qui rejettent les valeurs occidentales et veulent imposer la charia aussi largement que possible.

Parmi les mesures nouvelles à envisager, le Patriarche, qui dirige une Église de plus de 5 millions de fidèles à travers le monde, a suggéré le filtrage des nouveaux arrivants soupçonnés de fondamentalisme – spécialement les personnes en provenance de pays musulmans et les européens revenant de séjours dans des pays du Proche-Orient et d’autres pays à majorité musulmane.

Soulignant la menace, pour les libertés civiles, d’un processus de filtrage appliqué de façon inappropriée, le Patriarche a néanmoins insisté sur la nécessité de multiplier les mesures pour protéger l’Europe contre les radicaux qui veulent instaurer la charia et imposer l’Islam à l’occident.

Dans un entretien accordé à l’Aide à l’Église en Détresse, œuvre catholique de bienfaisance qui vient en aide aux chrétiens persécutés, le Patriarche a déclaré : « Il devrait y avoir un moyen de filtrer ceux qui viennent en Europe, pour éviter ceux qui ont embrassé l’idéologie extrémiste.

Je ne sais pas comment il faudrait procéder, mais cela est nécessaire et devrait être fait sans violer les droits de ceux qui sont pacifiques et respectueux des lois.

En effet, il y a des personnes qui viennent d’Europe pour aller en Syrie et ailleurs pour y mener le jihad, puis qui reviennent dans leur pays. L’Europe doit être préparée à cela ».

Aide d'urgence aux familles déplacées et résidentes dans le diocèse de Homs et de Hama.

Aide d’urgence aux familles déplacées et résidentes
dans les diocèses de Homs et de Hama.

Il a ajouté : « Nous vivons avec des musulmans et nous les respectons, mais ce que nous avons vu au cours des dernières années est une autre forme d’Islam qui considère comme des « kaffirs [infidèles] » non seulement les non-musulmans, mais aussi les musulmans qui ne sont pas d’accord avec eux sur l’interprétation de l’Islam. Ce que nous craignons aujourd’hui, ce ne sont pas les musulmans modérés, mais certaines expressions de l’Islam qui veulent réclamer l’imposition de la charia en Europe ».

Il a également appelé les gouvernements occidentaux à insister pour que des églises soient construites dans les pays musulmans en contrepartie de la construction de mosquées en Europe et ailleurs en occident.

Soulignant l’importance de cette réciprocité religieuse, il a déclaré : « Pouvons-nous attendre des gouvernements européens qu’ils demandent à ces pays musulmans que des églises soient construites ? »

Le Patriarche Ephrem a poursuivi en avertissant que le Christianisme en Syrie et au Liban ainsi qu’en Iraq risquait de disparaître.

Le Patriarche a ajouté que le déclin massif de la population chrétienne en Turquie – de 3.500.000 à 150.000 au cours du 20ème siècle – risquait de se répéter en Syrie et au Liban : « Je crains que le christianisme ne soit en voie de disparition tant en Syrie qu’en Irak ainsi qu’au Liban ».

Il a déclaré que 80 pourcents des chrétiens d’Irak avaient quitté le pays depuis le renversement du Président Saddam Hussein en 2003.

Quant à la Syrie, il a affirmé que depuis le début de la guerre en 2011, cinquante pourcents des chrétiens du pays étaient des déplacés intérieurs ou vivaient comme réfugiés à l’étranger.

Il a ajouté qu’au Liban, beaucoup de réfugiés chrétiens étaient si pauvres qu’ils n’avaient pas d’autre choix que de quitter la région.

Le Patriarche a ensuite remercié l’Aide à l’Église en Détresse ainsi que d’autres organisations pour leur travail d’approvisionnement en aide d’urgence et de soutien spirituel aux dizaines de milliers de personnes qui luttent pour survivre en Syrie, en Irak et ailleurs.

L’Aide à l’Église en Détresse fournit des vivres, des abris, des médicaments et une aide pastorale aux chrétiens et aux fidèles d’autres religions en grande détresse.

Pour le Patriarche, « le travail de l’Aide à l’Église en Détresse est crucial, il fait une grande différence. Des milliers de chrétiens dépendent de l’aide qu’ils reçoivent de l’Aide à l’Église en Détresse et d’autres organisations.

Ensemble, avec vous, nous aidons ceux qui sont dans le besoin. Grâce à vous, l’Aide à l’Église en Détresse apporte un soutien aux fidèles partout où ils sont persécutés, opprimés ou en détresse, à travers des informations, des prières et des actions.

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