L’Aide à l’Église en Détresse met l’accent sur l’Afrique pour la campagne du Carême «Leur foi est notre espoir».

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Renforcer les catholiques pour endiguer le fondamentalisme islamique et soutenir la pastorale sur le continent qui affiche la plus grande augmentation en fidèles.

Königstein, le 1er février 2017. L’œuvre internationale de bienfaisance catholique l’Aide à l’Église en Détress met l’Afrique à l’honneur pendant la campagne du Carême 2017 . Sous la devise « Leur foi est notre espérance », la Fondation pontificale veut miser sur un continent avec environ 1,112 milliard d’habitants, dont 215 millions de catholiques. La moyenne d’âge de la population s’élève à 19 ans.

Fidèle à son charisme de la solidarité avec l’Église persécutée, la fondation veut attirer l’attention sur la souffrance des chrétiens dans plusieurs pays africains directement touchés par le terrorisme islamique. Il s’agit entre autres du Nigéria, du Cameroun, de la République Centrafricaine et du Tchad. En même temps, l’AED veut signaler l’un des plus graves problèmes concernant l’avenir du continent, en l’occurrence l’infiltration certes déguisée mais permanente du fondamentalisme islamiste dans d’autres pays africains, dans lesquels chrétiens et musulmans vivaient jusqu’à présent côte à côte dans la paix et l’harmonie. L’œuvre de bienfaisance, qui avait fortement mis l’accent de ses activités sur la persécution des chrétiens du Proche-Orient en 2015 et 2016, réagit à travers la campagne de cette année aux nouvelles préoccupantes transmises par des missionnaires et des religieux locaux de différents pays africains.

La Tanzanie, le Kenya, le Bénin, le Sénégal ou l’Ouganda comptent parmi les 45 pays africains où l’Aide à l’Église en Détresse soutient chaque année plus de 1 800 projets. De nombreux partenaires de projet dans ces pays confirment l’agenda politique de pays islamiques extrémistes tels que l’Arabie Saoudite, le Soudan, le Yémen et l’Iran qui, à travers des bourses d’études, encouragent les jeunes Africains ambitieux. La mission de ces jeunes gens consiste à retourner dans leur patrie respective pour y briser l’ordre régnant basé sur la cohabitation dans la paix. Les témoins religieux parlent également de la pression exercée par les groupes musulmans. Ceux-ci donnent de l’argent aux enfants et aux adolescents ou leur procurent du travail. En contrepartie, ils leur demandent de se convertir à leur religion, l’islam, et de mépriser ceux qui restent chrétiens.

La cohabitation pacifique des religions en Afrique subsaharienne est sur le fil du rasoir. Sans les activités de réconciliation et de pardon de l’Église dans les pays comme le Nigéria, la République Centrafricaine ou la Tanzanie, la spirale de la violence et de la haine aurait eu des conséquences désastreuses et inimaginables. C’est la raison pour laquelle l’Aide à l’Église en Détresse encourage les projets pour le dialogue interreligieux et pour la construction de la paix. Pour l’œuvre caritative, c’est toutefois l’Évangile même qui représente le meilleur message de paix. L’Aide à l’Église en Détresse est convaincu de la pertinence de la devise de la campagne « Leur foi est notre espérance » : Afin de garantir la paix en Afrique, le meilleur investissement consiste à assurer la présence de l’Eucharistie et de l’Évangile à travers des prêtres et catéchètes bénéficiant d’une bonne formation.

Il ne faut toutefois pas se leurrer et croire que la violence et la souffrance des peuples africains sont uniquement fondées sur le fondamentalisme islamique. La corruption, les régimes oppressifs, les conflits ethniques et les luttes pour le pouvoir ainsi que les cataclysmes et le changement climatique exigent de l’Église catholique en Afrique subsaharienne un rôle fondamental et souvent héroïque.

L’un des objectifs de cette campagne est aussi d’accroître la notoriété de cet héroïsme, qui ne joue presque aucun rôle dans les médias. Proclamer l’Évangile et témoigner de Jésus-Christ auprès des nécessiteux dans les régions en crise ou les quartiers sans foi ni loi s’accompagne du risque d’être assassiné, kidnappé ou dévalisé. L’Aide à l’Église en Détresse vit sur place le témoignage des laïcs, des missionnaires et des religieux, qui s’occupent par exemple de réfugiés dans le Soudan du Sud, luttent contre la spoliation des terres en République démocratique du Congo ou soignent des malades souffrant d’Ébola en Sierra Leone. Certains des religieux et religieuses ont ainsi perdu la vie. Ils se sont attachés à ce service par amour de leurs frères et sœurs.

Malgré les difficultés, le nombre des fidèles de l’Église africaine a quadruplé au cours des 35 dernières années, passant de 55 à 214 millions de personnes. Selon les dernières statistiques de l’Église catholique, l’Afrique occupe la première place au monde en ce qui concerne l’augmentation du nombre de catholiques (46 %). En outre, il s’agit d’une Église très jeune. En effet, dans de nombreux pays, elle existe depuis deux siècles à peine. Conjointement avec l’Asie, l’Afrique est le seul continent qui affiche une croissance annuelle des vocations sacerdotales.

Paradoxalement, seuls 2 % de la performance économique mondiale reviennent à l’Afrique. À l’exception de l’Afghanistan, les 25 pays avec le taux de développement humain le plus faible se situent en Afrique. L’Afrique subsaharienne compte 18 millions de réfugiés, c’est-à-dire 26 % des réfugiés mondiaux. Ces données suffiraient à justifier le soutien par l’Aide à l’Église en Détresse. Cependant, l’œuvre caritative ne conçoit pas ce soutien comme pur geste humanitaire, mais comme conséquence de la responsabilité catholique de contribuer à la pastorale d’une Église qui constitue un espoir d’avenir. Car « Leur foi est notre espérance ». La campagne de jeûne et de Pâques commence le mercredi des Cendres, le 1er mars 2017.

Par Maria Lozano

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