François: « Vous devez être comme un bananier. »

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L’Église vit en République centrafricaine

Mgr. Albert Vanbuel a été pendant dix ans évêque du diocèse centrafricain de Kaga-Bandoro. Lors de son ordination épiscopale en 2005, les journalistes flamands qui étaient présents ont écrit dans leur article: «L’Église est le moteur de tous en République centrafricaine». Et cela est encore vrai.
Depuis 1965, toutes les écoles de la mission étaient nationalisées, mais maintenant presque toutes sont des ruines. L’Église a essayé d’établir de bonnes écoles et l’État exige de construire beaucoup plus. Tel est le rêve de l’Église, car elle assure l’avenir des enfants et des jeunes. « Mais la plupart des enseignants préfèrent ne pas enseigner dans la forêt et préfèrent aller dans des écoles où ils seront payés et se sentiront plus en sécurité. Cela inclut les hôpitaux », a déclaré Mgr. Vanbuel.

Comme il le dit, la République centrafricaine est “tombée à plat ». Il n’y a plus de lien entre les gens, pas de confiance. Il n’y a personne pour défendre le peuple. La plupart des patrons n’ont pas étudié. « Quelle est la solution? L’état ne fait rien, tout est dans les mains des rebelles, qui ont détruit l’ensemble du pays. Même les juges coopèrent avec les rebelles, afin que personne ne soit puni « , il décrit la situation.

Dès les tous premiers jours, Mgr. Albert Vanbuel était le seul autorité dans la région et il a essayé de persuader les rebelles à na pas faire pas commettre des atrocités et de sauver des vies. Il a donné de l’espoir aux gens, parce qu’ils savaient qu’il était préoccupé par la sécurité  des gens à chercher des solutions.

La Messe avec Mgr. Patrick Hoogmartens

La Messe avec Mgr. Patrick Hoogmartens

C’est relativement une jeune Église qui a grandi en nombre et en profondeur et elle a surtout investi dans la santé. « L’Évangile nous inspire à vivre ensemble, à vivre fraternellement avec les différentes religions. » Les évêques ont envoyé les lettres pastorales: «Nous devons reconstruire République centrafricaine « , « on devrait mettre des efforts sur la vie et non pas sur la mort », « nous devons aller voter aux élections. »
Lors de sa visite en République centrafricaine, le Pape François a aussi insisté sur l’importance de l’Église.

Malgré l’avis négatif pour des raisons de sa sécurité, il est allé malgré tout en République centrafricaine et , y a procédé à l’ouverture de l’année de la miséricorde et a donné sa réelle signification contenu :« La République centrafricaine est le centre spirituel du monde. » La République centrafricaine doit être un centre de réconciliation et ne doit pas accepter une séparation entre les gens.

Œuvrer à la réconciliation

Les étudiants boursiers de l'AED

Les étudiants boursiers de l’AED

Soixante pour cent de la population a moins de 25 ans et beaucoup d’entre eux ne sont pas scolarisés. Au cours d’une veillée de prière pour les jeunes, le Pape François a dit, «Vous devez être comme un bananier, qui pousse toujours, donne toujours des fruits, soyez fort. Vous ne devez pas vous enfuir, votre place est ici. Vous devez travailler ensemble pour un avenir meilleur. Allez-vous changer? Est-ce que vous pensez vraiment que le pays va aller de l’avant ?» et les jeunes criaient ensemble à haute voix:« Oui ».

Le pape est allé prier dans une mosquée où de nombreux musulmans séjournaient. Après avoir prié, ces musulmans sont venus ensemble au stade où une sainte Messe a été célébrée. Le pape a demandé: «S’il vous plaît, frères et sœurs, assurez-vous que ce beau pays ne soit pas plus divisé, il a frappé en premier. »

Mgr. Vanbuel: « Le Pape est venu comme un pèlerin de la Paix et d’Espoir. Il a ouvert la porte et maintenant nous devons prendre un nouveau chemin, reconstruire la vie sociale, redonner l’administration gouvernementale à de nombreuses villes. Nous avons besoin de l’homme nouveau qui fait attirer l’avenir, celui qui garantit que nous naviguons vers l’autre rive, plus de fraternité. Nous devons dire aux jeunes «ne pas s’enfouir », « pas de division, mais faire la paix. » Contre les dirigeants et les bandes, « s’il vous plaît, il est temps pour la paix, l’amour et la miséricorde. Contre les réfugiés, « vous ne pouvez pas continuer à vivre dans ces tentes, rentrez à la maison et participez à la reconstruction de votre pays.’’

Le Père Bernard Kinvi Anani, dirige l’hôpital de la mission catholique de Bossemptélé, devait souvent se cacher des rebelles. Lui, ses confrères et certaines sœurs se tenaient entre deux feux, mais ils donnaient les soins à tout le monde.

Il a essayé de réunir les dirigeants des rebelles et parler avec eux afin de trouver une solution au conflit. Il a également demandé d’épargner leur région. C’était très difficile de pénétrer dans des régions contrôlées par des groupes de rebelles. Il les a rencontré pour dialoguer, sinon il y aurait beaucoup plus de victimes. Même s’il était lui aussi visé, il a pu persuadé les rebelles.

Père Kinvi a ouvert les portes de son hôpital pour protéger tout le monde et les fournir un abri. Il est allé avec une charrettes afin de ramasser les blessés, les femmes, les enfants et les personnes handicapées et de les amener à l’hôpital. Il y avait beaucoup de morts, mais les corps n’étaient pas enterrés. Avec la même charrettes, il ramassait les corps pour les enterrer. Il n’ y avait pas assez de temps et de force et parfois, de 4 à 5 corps étaient déposés dans une même tombe, avec une courte prière. Il devait toujours se dépêcher. Ce qui l’a surtout blessé, c’étaient des rebelles qui lui ont dit: « Mon père, nous avons tué deux personnes là – bas, va faire ton travail et va les  enterrer. C’est votre travail et le notre est de tuer. « Cela lui a fait du mal.

Mais le Père Bernard Kinvi sauvé environ 2.000 musulmans et les aider à traverser la frontière vers le Cameroun. Il a réussi à négocier avec les rebelles pour libérer ces gens. Parfois, certains ont été tués sur la route et ils avaient tout perdu. Il a essayé de convaincre les rebelles que tuer n’est pas un bon travail.

Malgré qu’il a continué à accueillir les gens, quel que soit le groupe auquel ils appartenaient, la  situation reste toujours très difficile. « Nous essayons de faire tout notre possible pour les réconcilier», dit le père Kinvi. «À l’heure actuelle, c’est un peu plus calme. Une commission de Justice et Paix a été créé pour promouvoir la paix. Nous continuons à prier, nous continuons à travailler pour l’avenir « .

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